18 mars 2021

Le gouvernement du Québec annonçait hier que les personnes handicapées vivant dans des ressources intermédiaires ou de type familial (RI-RTF) et des ressources assimilées seront vaccinées au cours du mois d’avril. Le communiqué mentionne que cette mesure touche les personnes présentant un diagnostic de déficience intellectuelle ou physique et celles ayant un trouble du spectre de l’autisme.

Nous sommes déçus de cette solution très incomplète qui démontre une fois de plus l’invisibilité chronique des personnes ayant un handicap ou un trouble de santé mentale qui vivent dans la communauté. Rappelons que ces personnes, hébergées ou non, sont scientifiquement et politiquement jugées hautement vulnérables dans la plupart des pays et des provinces canadiennes. Elles vivent leurs différences en subissant des impacts disproportionnés de la pandémie et de sa gestion par les autorités gouvernementales.

Au Québec, depuis de nombreuses années, nos décideurs adoptent des lois et politiques favorisant la participation et l’inclusion sociale des personnes ayant un handicap ou un trouble de santé mentale. Pourtant, lorsqu’arrive le temps de protéger l’ensemble de ces personnes, qu’elles soient hébergées ou non, les reliquats de l’institutionnalisation reprennent le dessus dans le discours officiel. 

C’est cette vision systémique du passé que l’on sert aux médias pour justifier l’inaction envers des personnes très vulnérables de toutes catégories d’âges qui vivent dans la communauté avec le support de leurs proches.

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