Éducation inclusive

Pour la SQDI, chaque élève devrait être accueilli dans une classe ordinaire de son école de quartier, aux côtés des élèves de son âge, et recevoir des services éducatifs de qualité. Si un élève a des besoins particuliers, il doit bénéficier d’un soutien adapté à sa situation.

une jeune fille écrit dans un cahier dans sa classe

Pour atteindre cet objectif, il est essentiel que chaque élève ait accès à des adaptations du Programme de formation de l’école québécoise (PFEQ), afin de développer ses apprentissages académiques, ses compétences sociales et son autonomie, tout en participant pleinement à son milieu éducatif.

Les écoles ou classes spéciales ne devraient être envisagées qu’en dernier recours, lorsque cela est réellement dans le meilleur intérêt de l’élève.

De plus, le milieu scolaire doit reconnaître l’expertise des parents et collaborer étroitement avec eux à chaque étape du processus décisionnel, comme lors de l’élaboration du plan d’intervention. Les parents doivent recevoir toute l’information nécessaire, de la part de la direction et des enseignantes et enseignants, pour pouvoir prendre des décisions éclairées concernant leur enfant.

un groupe d'enfants dans une cour d'école incluant un garçon ayant une déficience intellectuelle après un match de basketball

Encourager l’inclusion des élèves ayant une déficience intellectuelle au primaire et au secondaire

Après les services de garde éducatifs, l’école est souvent le premier lieu où les enfants ayant une déficience intellectuelle peuvent vivre de vraies expériences d’inclusion sociale. 

Il est donc important que le réseau de l’éducation soit inclusif, bienveillant et adapté à leurs besoins, de la maternelle jusqu’aux études postsecondaires. 

Malheureusement, le système d’éducation actuel ne favorise pas toujours cette inclusion.  

Par exemple, les élèves qui réussissent le mieux sont souvent regroupés dans les écoles privées ou dans certains programmes particuliers des écoles publiques. Cette situation fait en sorte qu’il y a davantage d’élèves ayant des besoins particuliers dans les classes ordinaires (Carrier, 2025).  

Le nombre d’élèves en situation de handicap ou ayant des difficultés d’adaptation ou d’apprentissage augmente aussi d’année en année. Toutefois, les ressources et les services adaptés ne suivent pas toujours cette hausse des besoins. Plusieurs élèves ne reçoivent donc pas le soutien dont ils ont besoin. 

La Société québécoise de la déficience intellectuelle (SQDI) demande au gouvernement du Québec de revoir ses pratiques afin de favoriser une véritable éducation inclusive. 

Pour la SQDI, l’école de quartier devrait être le premier milieu d’apprentissage des enfants ayant une déficience intellectuelle. 

Lorsqu’un élève a des besoins particuliers, il devrait recevoir un soutien adapté à sa situation. Cela peut inclure : 

Dans tous les cas, l’enseignement devrait aider l’élève à développer : 

  • son autonomie;  
  • ses compétences académiques;  
  • et sa participation active dans la société. 

« Je privilégie à 100 % l’inclusion de tous les élèves dans la classe régulière, les autres choix devant être des exceptions, je suis mitigée quant à des formations continues obligatoires, l’aspect « obligation » étant souvent perçu négativement. Il y a un besoin important pour améliorer les pratiques, ce qui serait favorable à tous les élèves et valoriserait la diversité. »  

— Personne répondante au sondage sur l’éducation inclusive, septembre 2025. 

Avant de placer un élève ayant une déficience intellectuelle dans une école ou une classe spécialisée, le réseau de l’éducation devrait démontrer que cette décision est dans le meilleur intérêt de l’enfant. Cela permettrait de réduire la ségrégation scolaire et l’exclusion inutile. 

Pour y arriver, il est important de bien évaluer les besoins, les capacités et les forces de chaque élève. Les décisions concernant le parcours scolaire devraient être basées sur ces évaluations, et non sur des raisons administratives ou budgétaires.  

Les parents devraient aussi participer à toutes les décisions concernant la scolarisation de leur enfant. Trop souvent, ils sont mis de côté dans des décisions importantes, comme la préparation du plan d’intervention. Cette situation doit changer.  

La SQDI observe également plusieurs enjeux préoccupants dans les écoles du Québec. Par exemple, plusieurs situations liées à l’utilisation abusive des mesures de contention ont été dénoncées au cours des dernières années, notamment l’utilisation des « salles de retrait ».  

Le personnel scolaire devrait recevoir une meilleure formation sur l’utilisation des mesures de contention. Le Protecteur national de l’élève a aussi un rôle important à jouer pour mieux protéger les élèves contre les abus. 

La SQDI constate aussi : 

  • une augmentation des interruptions partielles ou complètes de scolarisation;  
  • des difficultés d’accès aux services de garde et de surveillance après l’école;  
  • des problèmes d’accès au transport scolaire adapté.  

Pour favoriser une éducation réellement inclusive, des changements importants sont nécessaires dans le réseau de l’éducation. 

Pour améliorer la situation, la SQDI propose :

  • une meilleure évaluation et classification des élèves ayant une déficience intellectuelle;  
  • plus d’investissements dans l’école publique ordinaire;  
  • une meilleure formation et un meilleur soutien pour le personnel scolaire;  
  • une révision des programmes réguliers et spécialisés;  
  • un meilleur encadrement des mesures de contention;  
  • un meilleur accès aux services de garde, aux services de surveillance et au transport scolaire adapté;  
  • une place à l’école pour tous les enfants;  
  • et une meilleure implantation du programme TEVA partout au Québec. 
Élève fait un examen dans une classe

Même si la Loi sur l’instruction publique favorise l’inclusion des élèves ayant des besoins particuliers dans les classes ordinaires, ce n’est pas toujours ce qui se passe dans les écoles. 

Trop souvent, ces élèves sont placés directement dans des classes ou des écoles spécialisées sans qu’une évaluation complète de leurs besoins et de leurs capacités soit réalisée. 

Ces décisions sont souvent basées davantage sur leurs difficultés que sur leurs forces, leurs compétences ou leurs intérêts. 

Pour la SQDI, une classe ou une école spécialisée devrait être utilisée seulement lorsque la classe ordinaire ne permet pas à l’élève de développer ses compétences. 


Demandes

La SQDI demande au gouvernement du Québec de s’assurer que : 

  • le choix de l’école (ordinaire ou spécialisée) se fasse en collaboration avec les parents et l’école, sur la base d’une évaluation complète des besoins et capacités de l’élève; 
  • les conseillers en adaptation scolaire favorisent la classe ordinaire comme premier lieu de scolarisation; 
  • les élèves ayant une déficience intellectuelle soient évalués chaque année avant leur classement au primaire et au secondaire. 

Depuis plusieurs années, le nombre d’élèves augmente dans les écoles du Québec. Pourtant, le réseau de l’éducation fait encore face à des compressions budgétaires. 

Il y a donc plus d’élèves, mais moins de ressources et de services. Sur le terrain, cela entraîne une baisse de la qualité des services offerts aux élèves ou la disparition de certains services (Fédération du personnel de soutien scolaire, 2025). 

Les élèves en situation de handicap ou ayant des difficultés d’adaptation ou d’apprentissage (HDAA) sont souvent les plus touchés par cette situation. 

Ils subissent les conséquences : 

  • du manque de personnel;  
  • des délais pour obtenir des services;  
  • des services réduits ou coupés;  
  • et d’un réseau scolaire qui peine à répondre aux besoins essentiels des élèves (Carrier et Morasse, 2025). 

« […] Nous avons vu l’impact positif sur le comportement et l’évolution de nos enfants de grandir en contact avec les élèves du « régulier » dans la même catégorie d’âge qu’eux et l’impact positif qu’eux avaient sur l’ouverture sociale de toute l’école. Ce n’était pas les enfants qui refusaient de vivre les échanges avec le secteur adapté mais les enseignants(tes) et la direction qui refusaient ce changement dans leur petite habitude d’enseignement. Il en aura fallu du temps et des stratégies de notre part pour qu’enfin le régulier ouvre ses portes à nos enfants et ce fût grandiose pour les deux secteurs. Alors imaginez si les élèves vivants avec un handicap avaient la chance d’être intégrés dans les classes régulières ne serait-ce qu’une période par jour, l’impact sur leur développement. »  

— Personne répondante au sondage sur l’éducation inclusive, septembre 2025. 

Au cours des dernières années, le « système d’éducation à trois vitesses » a pris plus de place au Québec (Plourde, 2022). 

Ce système comprend : 

  • les écoles privées;  
  • les programmes particuliers dans les écoles publiques;  
  • et les classes ordinaires des écoles publiques.  

Les élèves qui réussissent le mieux sont de plus en plus dirigés vers les écoles privées ou les programmes particuliers. Les classes ordinaires accueillent donc une plus grande proportion d’élèves ayant des difficultés d’apprentissage. 

Cette situation augmente les inégalités dans un système qui devrait pourtant offrir les mêmes chances à tous les enfants. 

Pourtant, plusieurs études montrent que les élèves qui réussissent bien ne sont pas désavantagés lorsqu’ils sont dans la même classe que des élèves ayant plus de difficultés. 

Au contraire, les élèves ayant plus de difficultés peuvent bénéficier de la présence d’élèves plus performants, surtout lorsqu’ils reçoivent le soutien et les services adaptés à leurs besoins (Bruin, 2019; Ruijs et Peetsma, 2009). 

Quand les enfants apprennent ensemble et apprennent à respecter les différences, c’est toute la société qui profite d’une éducation plus inclusive. 


Demandes

La SQDI demande au gouvernement du Québec de :  

  • s’assurer que les élèves à besoins particuliers reçoivent un soutien adapté à leurs besoins particuliers pour mieux apprendre, socialiser et développer leur plein potentiel dans ce milieu; 
  • créer des modèles hybrides combinant classe ordinaire et classe spécialisée dans les écoles de quartier; 
  • fournir aux écoles le financement nécessaire pour soutenir tous les élèves, notamment par l’embauche de personnes enseignantes afin de réduire le nombre d’élèves par classe, ainsi que l’embauche de davantage de ressources spécialisées pour soutenir les personnes enseignantes dans leur travail (éducation spécialisée, psychoéducation, orthophonie, psychologie, etc.). 

Le personnel scolaire ne reçoit pas toujours la formation nécessaire pour bien soutenir les élèves ayant des besoins particuliers. Cette situation peut entraîner des difficultés à comprendre leurs besoins et à utiliser des interventions adaptées. 


Demandes

La SQDI demande au gouvernement du Québec de :  

  • améliorer la formation initiale de tout le personnel scolaire afin de mieux tenir compte des réalités des élèves ayant des besoins particuliers;  
  • mettre en place une formation continue obligatoire tout au long de la carrière du personnel scolaire, afin de développer et de maintenir des stratégies qui favorisent l’inclusion et répondent aux besoins des élèves. 
Un élève écoute attentivement en classe

Le programme « standard » est le Programme de formation de l’école québécoise (PFEQ). Il s’adresse à tous les élèves du Québec. 

Dans certains cas, ses objectifs peuvent être adaptés. Cela permet à chaque élève de développer son plein potentiel. 

Les programmes CAPS-I (6 à 15 ans) et CAPS-II (16 à 21 ans) s’adressent aux élèves ayant une déficience intellectuelle moyenne à sévère (Gouvernement du Québec, 2026c). 

Ces programmes ont été mis à jour pour mieux soutenir le développement des élèves. 

Il est important que ces programmes continuent aussi de favoriser l’apprentissage de compétences scolaires de base. 

Le choix du programme dépend souvent des ressources disponibles dans l’école et des limites perçues de l’élève. 

Lorsque vient le moment de choisir entre l’adaptation du PFEQ ou les programmes CAPS, les parents ne sont pas toujours consultés. C’est problématique. 

Les parents et les élèves devraient toujours être impliqués dans les décisions liées au parcours scolaire. 

Les choix faits peuvent aussi avoir un impact sur la diplomation des élèves. 

Enfin, même si des changements ont été apportés aux programmes CAPS-I et CAPS-II, aucune évaluation n’a encore permis de vérifier s’ils répondent bien aux besoins des élèves ayant une déficience intellectuelle. 


Demandes

La SQDI demande au gouvernement du Québec de :  

  • obtenir le consentement écrit des parents avant d’appliquer un programme spécialisé ou de modifier le Programme de formation de l’école québécoise (PFEQ);  
  • obliger les centres de services scolaires à informer les parents des impacts des matières modifiées ou des programmes spécialisés sur le parcours de diplomation de leur enfant;  
  • s’assurer que les élèves aient d’abord accès au PFEQ avant qu’un programme spécialisé leur soit proposé;  
  • évaluer les programmes CAPS-I et CAPS-II afin de vérifier s’ils répondent aux besoins des élèves;  
  • s’assurer que les programmes CAPS-I et CAPS-II favorisent le développement des compétences scolaires et de l’autonomie, notamment en littératie, en numératie et dans les habiletés de vie quotidienne. 
un élève est fâché et casse son crayon

Au cours des dernières années, plusieurs cas d’abus liés aux mesures de contention ont été rapportés dans les écoles du Québec. 

La SQDI a donc demandé au gouvernement de mettre en place des règles claires pour encadrer leur utilisation. 

La publication en 2024 du Cadre de référence sur les mesures de contrôle en milieu scolaire (Gouvernement du Québec, 2024a) est une première étape importante. 

Cependant, le gouvernement doit s’assurer que ces règles sont appliquées dans toutes les écoles du Québec. 

Il doit aussi donner au Protecteur national de l’élève un mandat clair pour mieux protéger les élèves contre les abus liés aux mesures de contention. 


Demandes

La SQDI demande au gouvernement du Québec de :  

  • mettre en place des formations obligatoires sur les mesures de contention pour tout le personnel scolaire, en priorisant les méthodes d’intervention préventives; 
  • s’assurer que tout le personnel scolaire soit formé sur les mesures de contention dès son embauche; 
  • adopter une législation faisant de l’utilisation de la salle d’isolement dans les écoles un acte réservé au même titre que les autres mesures de contention; 
  • s’assurer que chaque utilisation d’une mesure de contention ou d’isolement soit documentée dans le dossier de l’élève et qu’une analyse post-événement soit systématiquement effectuée; 
  • s’assurer que chaque élève qui utilise la salle d’isolement soit surveillé de manière adéquate par un membre du personnel scolaire; 
  • mettre en place un système de collecte de données sur les cas d’abus de mesure de contention, sous la responsabilité du Protecteur national de l’élève; 
  • créer un programme national de surveillance des cas d’abus des mesures de contention; 
  • établir un système d’intervention pour les écoles où les cas d’abus sont plus fréquents afin de réduire ces situations; 
  • donner au Protecteur national de l’élève un mandat clair pour mieux protéger les élèves contre les abus liés aux mesures de contention. 
une enfant tenant ses livres dans ses bras devant un autobus scolaire jaune

Les services de garde en milieu scolaire (au primaire) et les services de surveillance (au secondaire) sont essentiels pour les familles. 

Ils permettent de mieux concilier le travail, les études et la vie familiale. Ils donnent aussi aux enfants l’occasion de jouer avec leurs pairs et de développer leurs habiletés sociales. 

Le transport scolaire, qu’il soit régulier ou adapté, permet également à tous les élèves de se rendre à l’école qui répond le mieux à leurs besoins. 

Ces services sont donc importants pour assurer l’accès et la participation à l’école. 

Cependant, au cours des dernières années, certains de ces services ont été réduits ou sont devenus plus difficiles d’accès. 

Par exemple, de plus en plus de parents font face à des coupes dans les services de surveillance au secondaire, souvent en raison du manque de ressources. 

« Les services de surveillance au secondaire sont rares et trop souvent mis en place et gérés par les parents, ce n’est pas normal. Les financements sont extrêmement difficiles à obtenir. Il faut effectivement clairement changer les règles gouvernementales pour changer cela car les journées pédagogiques reviennent toutes les 2 à 3 semaines, et c’est un casse-tête incroyable pour les parents qui travaillent de trouver une gardienne. […] »  

— Personne répondante au sondage sur l’éducation inclusive, septembre 2025 

Ce sont souvent les parents qui doivent faire des démarches pour obtenir les services dont leur enfant a besoin. Cette situation n’est pas stable ni durable. 

Elle peut aussi amener certains parents à hésiter à utiliser ces services, par crainte qu’ils soient retirés en cours d’année sans solution de remplacement.


Demandes

La SQDI demande au gouvernement du Québec de :  

  • informer les parents qu’ils peuvent demander un service de garde ou de surveillance dans l’école de leur quartier, même si leur enfant fréquente une classe spécialisée ailleurs; 
  • offrir des services de transport à tous les élèves pour se rendre au service de garde ou de surveillance; 
  • bonifier et stabiliser l’organisation des services de garde au primaire et des services de surveillance au secondaire, notamment en améliorant la coordination entre les ministères (Famille, Éducation, Santé); 
  • désigner le ministère de la Famille comme responsable de la coordination et de la mise en œuvre des services de garde et de surveillance scolaire; 
  • faire la promotion de ces services pour aider les familles à mieux concilier travail, études et vie familiale; 
  • donner accès à des services de transports dédiés aux élèves fréquentant une école spécialisée; 
  • garantir l’accès au transport adapté pour les élèves qui en ont besoin. 

Le nombre d’enfants déscolarisés au Québec a beaucoup augmenté dans les dernières années. 

À l’hiver 2025, on comptait plus de 3 417 enfants en bris de scolarité complet. En 2021, ce nombre était de 1 481 (Henriquez et Olson, 2026). 

En plus d’être exclus de l’école, ces enfants, parfois considérés comme « non scolarisables » par le milieu scolaire, reçoivent seulement 6 à 8 heures de services éducatifs à domicile par semaine. 

À cela s’ajoutent les élèves qui vivent des bris de scolarité temporaires (moins de 2 semaines) ou qui sont scolarisés à temps partiel. 

Ces situations ont des impacts importants sur le développement et le bien-être des enfants, ainsi que sur leurs familles. 

Malgré cette hausse importante, le ministère de l’Éducation n’a pas de plan clair pour régler le problème. 

Pour la SQDI, cette situation doit être corrigée rapidement. 


Demandes

La SQDI demande au gouvernement du Québec de :  

  • adopter un plan d’action pour : 
    • éviter la déscolarisation en fournissant plus de ressources aux milieux scolaires; 
    • travailler sur les difficultés rencontrées par les enfants déscolarisés en collaboration avec les autres ministères et organismes concernés; 
    • rescolariser ces enfants avec les mesures d’accommodement nécessaires. 
  • comptabiliser le nombre d’enfants scolarisés à temps partiel ou qui vivent des périodes de déscolarisation; 
  • augmenter le nombre d’heures de services éducatifs à domicile par un enseignant qualifié pour les enfants jugés « non scolarisables » par le milieu scolaire, à au moins 20 heures par semaine. 


La transition de l’école vers la vie active (TEVA) prépare les élèves ayant une déficience intellectuelle à leur vie après l’école. Cela peut inclure l’emploi, le bénévolat ou les activités de jour. 

Cette démarche se prépare plusieurs années à l’avance. Elle vise à assurer une transition plus harmonieuse vers la vie sociale et économique pour les élèves ayant des besoins particuliers importants et persistants (Gouvernement du Québec, 2025c). 

« Nous débutons ce processus avec mon jeune. Tout ce que j’ai appris, c’est parce que j’ai effectué mes propres recherches et que j’ai connu des gens dans ma famille avec des limitations semblables. Ce n’est pas normal d’être aussi peu informée du parcours scolaire de mon jeune. »  

— Personne répondante au sondage sur l’éducation inclusive, septembre 2025. 

Même si le ministère de l’Éducation a fait des efforts pour mieux implanter la TEVA, son application n’est pas encore la même dans toutes les écoles du Québec. 

Actuellement, la mise en place de la démarche repose souvent sur le personnel enseignant. Cela crée des défis de continuité et augmente la charge de travail du personnel. 

Pour la SQDI, la démarche TEVA devrait être réalisée par une équipe de différents professionnels de l’école ou du centre de services scolaires. 

Cette équipe devrait travailler en étroite collaboration avec l’élève et sa famille. 


Demandes

La SQDI demande au gouvernement du Québec de : 

  • rendre obligatoire la démarche TEVA dès l’âge de 14 ans pour tous les élèves ayant des limitations fonctionnelles importantes et persistantes;  
  • compiler des données sur le nombre de démarches TEVA réalisées et sur leurs impacts à long terme sur les élèves, afin de mesurer et pérenniser les progrès effectués dans les dernières années; 
  • s’assurer que la TEVA mène à des services structurants et favorisant la participation sociale et économique des jeunes sortant du secondaire, basés sur leurs intérêts; 
  • nommer un intervenant pivot pour chaque démarche TEVA dans chaque  établissement de Santé Québec. Cet intervenant pivot devrait commencer son implication alors que l’élève est encore à l’école, afin d’assurer une transition harmonieuse et continuer à soutenir l’élève après l’école; 
  • mettre à disposition des élèves plusieurs parcours de formation, dont les diplômes d’études professionnelles (DEP), la formation préparatoire au travail (FPT), la formation générale des adultes (FGA), et la formation aux métiers semi-spécialisés (FMSS). 

Ressources & outils

Le contenu de cette page web a été rédigé en communication claire.

En cas de disparité, veuillez vous référez au cahier Orientations & demandes 2026 (PDF) :


Personne responsable

Olivier Guérin

Olivier Guérin

Responsable de la vie associative et des relations avec les membres