Services offerts aux 21 ans et plus
Au Québec, les personnes en situation de handicap peuvent fréquenter l’école jusqu’à 21 ans. Passé cet âge, elles et leurs familles font souvent face à un manque de services pour soutenir leur inclusion, leur participation dans la société et le développement de leurs compétences.
Sur cette page

Problématique
Au Québec, les personnes ayant une déficience intellectuelle peuvent aller à l’école jusqu’à 21 ans. Quand leur parcours scolaire est terminé, plusieurs n’ont plus accès aux services et aux activités dont elles ont besoin. Elles se retrouvent souvent sans solution pour occuper leurs journées.
Une partie du problème vient du fait que plusieurs services sont maintenant offerts par des organismes communautaires, qui n’ont pas le financement nécessaire.
Résultat : il y a moins d’activités, de longues listes d’attente et moins de soutien pour les personnes et leurs familles. Certaines familles doivent même réduire ou arrêter de travailler pour accompagner leur proche.
Pour améliorer la situation, la SQDI demande depuis plusieurs années que les personnes ayant une déficience intellectuelle aient accès à des services adaptés à leurs besoins, à leurs intérêts et à leurs projets de vie.
La SQDI demande aussi un meilleur financement des organismes communautaires afin qu’ils puissent offrir plus d’activités stimulantes et valorisantes. Ces activités permettent aux personnes de participer activement à la collectivité et d’avoir un rôle social actif.
Plusieurs organismes ont déjà commencé à faire évoluer leurs services. Leur objectif n’est plus seulement d’occuper les personnes, mais de les aider à participer pleinement à la vie de la collectivité.
La SQDI souhaite que le ministère de la Santé et des Services sociaux et Santé Québec fassent du rôle social actif un objectif des services offerts aux adultes ayant une déficience intellectuelle, et pas seulement des activités pour occuper leur temps.
La SQDI demande aussi un meilleur financement des organismes communautaires afin qu’ils puissent offrir des services de qualité en quantité suffisante qui répondent aux besoins des personnes.
Pour améliorer les services offerts après 21 ans, la SQDI demande au gouvernement de revoir les services destinés aux adultes et d’offrir plus de soutien pour développer leur autonomie et leur pouvoir de faire des choix (autodétermination).
« Se soucier des jeunes en milieu scolaire c’est vraiment super. Mais n’oubliez pas les jeunes adultes de 21 ans et plus, qui ont eu une routine scolaire stimulante et qui se retrouvent devant des miettes de gardiennage déguisées en maintien des acquis. »
— Personne répondante au sondage sur l’éducation inclusive, septembre 2025.

Le rôle social actif
Un élément clé des programmes pour les adultes de 21 ans et plus
Le « rôle social actif » : une nouvelle approche de la vie active basée sur la participation sociale des personnes ayant une déficience intellectuelle.
Le rôle social actif a été pensé et développé sur le terrain comme une façon de donner aux personnes une réelle participation sociale, enrichissante et au service de la collectivité.
Concrètement, le rôle social actif sert à :
- permettre aux personnes d’occuper un rôle valorisant et valorisé en société;
- bâtir les compétences et la confiance en soi des personnes;
- démontrer la capacité des personnes;
- contribuer au développement social et économique de la collectivité;
- lutter contre le capacitisme.
Le rôle social actif vise donc à changer la perception des personnes, en mettant en valeur leurs forces et leurs capacités au bénéfice de la collectivité.
Exercer un rôle social actif ne signifie pas que les personnes ne devraient pas avoir de loisirs ou de divertissements. Cela veut plutôt dire que même à travers les loisirs, les personnes sont stimulées, sont mises à contribution dans la société et peuvent se faire une place.
Ces « loisirs sérieux » (Sachsman, 2017) peuvent prendre diverses formes, comme le bénévolat, le développement de compétences manuelles ou artistiques, ou l’apprentissage de nouvelles connaissances.
Le rôle social actif peut être développé à toutes les étapes de la vie de la personne, de l’enfance jusqu’au vieillissement, et ce, peu importe son niveau de déficience intellectuelle.
Il évolue selon les besoins, les intérêts et les aspirations et des personnes. Il vise à soutenir le développement des compétences tout au long de la vie, en se basant sur ce que les personnes souhaitent faire, plutôt que sur leurs limitations.

Revoir les services aux adultes de 21 ans et plus
Plusieurs services offerts aux adultes de 21 ans et plus ne permettent pas de développer de nouvelles compétences ni de participer activement à la collectivité (rôle social actif). Ils proposent souvent des activités qui visent surtout à maintenir les acquis.
La SQDI souhaite que ces services évoluent pour aider les personnes ayant une déficience intellectuelle à atteindre un rôle social actif.
« Il est urgent de mettre en place des programmes pour les 21 ans et plus, que ce soit pour l’emploi, l’autonomie, logement supervisé et les finances. Il s’agit d’une situation de vulnérabilité extrême et les ressources disponibles dans le réseau sont inadéquates et insuffisantes. Énorme stress pour les familles et aidants naturels. À quand un programme avec des élus et un plan national? »
— Personne répondante au sondage sur l’emploi, mai 2025.
Demandes
La SQDI demande au gouvernement du Québec de :
- Revoir les programmes et les services destinés aux adultes de 21 ans et plus afin de favoriser le développement et l’atteinte d’un rôle social actif.
- Développer de nouveaux outils pour aider les organismes communautaires à offrir des services qui favorisent un rôle social actif.
- Financer adéquatement les organismes communautaires afin qu’ils puissent offrir des services de qualité visant l’atteinte d’un rôle social actif, et développer des projets innovants (ne répondant pas toujours aux critères des programmes de subvention gouvernementaux).
- Développer, avec les chercheurs et les organismes représentant les personnes en situation de handicap, des critères de qualité pour favoriser un rôle social actif.
- Développer davantage de services de répit et mieux les encadrer pour soutenir les familles.

Offrir plus de soutien pour développer l’autonomie et l’autodétermination des personnes
Les personnes ayant une déficience intellectuelle doivent pouvoir développer leur autonomie et faire leurs propres choix tout au long de leur vie afin de vivre dans la dignité.
Les personnes ayant une déficience intellectuelle vivent encore des préjugés, de la discrimination et de l’exclusion en raison du capacitisme.
Même si la sensibilisation est importante pour lutter contre les préjugés et la discrimination, il faut aussi offrir aux personnes le soutien nécessaire pour développer leurs capacités, prendre des décisions et participer pleinement à leur vie.
Demandes
La SQDI demande au gouvernement du Québec de :
- Offrir des mesures de soutien pour aider les personnes à développer leur autonomie et à faire leurs propres choix tout au long de leur vie (autodétermination) tel que l’aide à la prise de décision, les projets de vie.
- Financer des projets menés par des organismes communautaires ou des chercheurs pour développer et offrir des mesures qui soutiennent l’autonomie et le pouvoir de faire des choix des personnes (autodétermination) tout au long de la vie des personnes.
Ressources & outils
Le contenu de cette page web a été rédigé en communication claire.
En cas de disparité, veuillez vous référez au cahier Orientations & demandes 2026 (PDF) :
Personne responsable

Samuel Ragot
Analyste sénior aux politiques publiques et conseiller à la défense des droits





