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Mémoire conjoint sur l’itinérance, la santé mentale, la dépendance, la déficience intellectuelle et l’autisme 

  • Avis & mémoires

25 mai 2026

De quoi parle ce document 

Ce document parle de trois sujets qui touchent souvent les personnes ayant une déficience intellectuelle ou autistes : 

  • l’itinérance 
  • la santé mentale 
  • la dépendance 

Il a été écrit par la Société québécoise de la déficience intellectuelle (SQDI) et la Fédération québécoise de l’autisme (FQA) pour une consultation du ministère de la Santé et des Services sociaux. 

Contexte 

Au Québec, les personnes ayant une déficience intellectuelle ou autistes vivent une double crise, une crise du logement et de l’hébergement

  • Les logements abordables sont très difficiles à trouver. 
  • Il manque de milieux de vie adaptés. Les listes d’attente sont longues. 
  • Certains milieux de vie ne respectent pas toujours les droits des personnes. 

Comme il y a peu de solutions, plusieurs personnes se retrouvent en situation d’itinérance

Une réalité invisible 

Les études montrent que ces personnes sont plus nombreuses en situation d’itinérance que la population générale. Mais elles sont peu visibles dans les statistiques, car les dénombrements ne tiennent pas compte de la déficience intellectuelle ou de l’autisme. 

Plus de risques de violence 

Les personnes ayant une déficience intellectuelle ou autistes sont plus à risque d’être victimes de : 

  • violence; 
  • exploitation; 
  • abus, 

Ce risque augmente encore plus lorsqu’elles vivent l’itinérance. 

Des parcours difficiles 

L’itinérance n’est pas un choix. Elle arrive souvent après plusieurs difficultés : 

  • services interrompus; 
  • transitions mal préparées (passage à la vie adulte, sortie de la DPJ, perte d’un proche aidant); 
  • absence de diagnostic pour obtenir des services. 

Les ressources en itinérance ne sont souvent pas formées pour aider ces personnes. Elles se retrouvent alors sans soutien. 

Dépendance 

Ces personnes sont plus vulnérables à la dépendance parce qu’elles peuvent : 

  • accepter des conditions de consommation dangereuses
  • avoir de la difficulté à comprendre les effets sur leur santé;
  • consommer pour se sentir mieux ou être acceptées

Le soutien doit tenir compte de ces réalités. 

Santé mentale 

Il est souvent difficile de poser un diagnostic en santé mentale chez ces personnes, car :

  • les signes de détresse peuvent être différents;
  • certains comportements sont mal compris
  • l’environnement influence beaucoup leurs réactions. 

Les interventions doivent être adaptées et tenir compte du portrait global de la personne. 

Constats importants 

L’itinérance est le résultat de problèmes systémiques, pas d’un accident. 

En effet :  

  • Les services ne sont pas adaptés aux besoins des personnes ayant une déficience intellectuelle ou autistes; 
  • Le manque de milieux de vie adaptés est un problème central; 
  • Les réponses actuelles sont fragmentées et arrivent trop tard; 
  • Les personnes concernées sont exclues des politiques publiques faute de données. 

La SQDI et la FQA demandent que le gouvernement du Québec :

Conclusion 

L’itinérance vécue par les personnes ayant une déficience intellectuelle ou autistes est causée par : 

  • un manque de services adaptés
  • des services difficiles d’accès
  • des interventions trop tardives
  • un manque de formation du personnel

Pour prévenir l’itinérance, il faut : 

  • des milieux de vie adaptés
  • des services accessibles en santé mentale et en dépendance; 
  • un accompagnement continu

La SQDI et la FQA demandent au gouvernement d’agir pour éviter que l’itinérance devienne la seule solution par défaut