
L’intolérance en plein match : la SQDI appelle à l’inclusion
- Reportages
25 février 2026
Une triste fin de soirée pour Maxime
Maxime, nom fictif, est un jeune homme ayant une déficience intellectuelle.
Il adore assister aux matchs sportifs scolaires en Mauricie. Il ne connaît aucun joueur, mais il aime profondément le sport et se rend régulièrement dans les gymnases pour regarder les parties, toujours calmement et discrètement.
Le 14 février, lors d’un match de futsal féminin dans une école secondaire de Trois‑Rivières, un parent l’interpelle brusquement et lui ordonne de quitter le gymnase. Le parent affirme qu’il « n’a pas d’affaire là » puisqu’il n’est lié à aucun joueur. Maxime, bouleversé et effrayé, a appelé sa mère en tremblant.
Selon la famille, un policier s’est ensuite présenté et aurait confirmé que Maxime n’était « pas le bienvenu », invoquant l’inquiétude de certains parents. Ni Maxime ni sa mère n’ont été autorisés à retourner dans le gymnase, malgré leurs explications. La police confirme être intervenue, mais précise que Maxime n’avait posé aucun geste déplacé et que l’expulsion provenait d’un parent, non du personnel.
Une responsable aurait suggéré que Maxime porte un badge à l’avenir, ce que la famille juge discriminatoire : personne d’autre n’a à s’identifier pour assister à un match scolaire.
La famille dénonce un geste d’intolérance et souhaite sensibiliser le public au respect et à l’inclusion des personnes qui ont une déficience intellectuelle. Malgré sa peur, Maxime continue d’assister aux matchs, silencieusement et avec passion.
Réaction de la SQDI
Contactée par une journaliste du Nouvelliste (Les Coops de l’information), la SQDI condamne également la situation, rappelant l’importance de rendre les espaces publics inclusifs et de mieux comprendre la réalité des personnes ayant une déficience intellectuelle.
« Une meilleure connaissance de la déficience intellectuelle, de ses manifestations et des façons d’interagir avec respect et bienveillance permettrait d’éviter que de telles situations se reproduisent » – Amélie Duranleau, directrice générale de la SQDI
Avec la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle qui arrive bientôt, ce triste événement nous rappelle l’importance de sensibiliser la société pour éviter que la peur ou l’inconfort ne se transforme en discrimination.
Lire l’article publié par Les Coops de l’information






