
Investir pour les tout-petits : un choix qui rapporte
- Rapport
11 septembre 2026
Un nouveau rapport publié par l’Observatoire des tout-petits montre qu’il est avantageux économiquement d’aider les enfants dès les premières années de leur vie.
Le message du rapport est clair. Investir tôt dans la vie d’un enfant, de la grossesse jusqu’à l’âge de 5 ans, rapporte beaucoup par la suite.
Des dépenses qui rapportent concrètement
En moyenne, chaque dollar investi dès les premières deux années de vie produit de deux à quatre dollars en retombées économiques positives pour la société.
Par exemple :
- 1 $ investi en éducation à la petite enfance peut rapporter jusqu’à 5,83 $.
- Soigner tôt certaines maladies chroniques chez les enfants rapporte de 1,39 $ à 4,89 $ par dollar dépensé.
- Les services de garde ont un effet positif sur l’économie du Québec (augmentation de 1,7% du produit intérieur brut (PIB)).
- Chaque dollar additionnel versé aux organismes communautaires permettrait d’économiser autour de 12$ en dépenses liées à la santé sur une période de 6 ans.
Et pour les personnes ayant une déficience intellectuelle?
Pour les personnes ayant une déficience intellectuelle, agir tôt est encore plus important
La SQDI le rappelle souvent : offrir du soutien et de la stimulation tôt aide les enfants à développer leurs capacités et leur autonomie. Ça leur permet aussi de mieux participer à la vie de leur collectivité. Ces services coûtent moins cher à long terme, en plus d’améliorer leur qualité de vie,
Plus on attend avant d’offrir de l’aide, plus les besoins risquent d’augmenter. Les services nécessaires deviennent alors plus complexes et plus coûteux. C’est le cas à l’école comme en santé et services sociaux.
C’est pourquoi la SQDI demande :
- un accès public et gratuit aux évaluations;
- des services de stimulation précoce en quantité suffisante;
- l‘inclusion des enfants dans les services de garde réguliers;
- l’accès à des services, même avant qu’un diagnostic soit confirmé.
Le rapport appuie l’importance de ces demandes avec des chiffres à l’appui.
Pas seulement une question d’argent!
La SQDI est également d’accord sur un point essentiel : il ne suffit pas d’investir plus d’argent.
Les services doivent être de qualité, faciles d’accès et adaptés aux besoins des familles. Les différents ministères et organismes doivent aussi mieux travailler ensemble.
Alors que la campagne électorale est en cours, la SQDI souhaite que les partis politiques prennent des engagements concrets pour la petite enfance. Cette volonté rejoint la collectivité. 9 Québécois sur 10 trouvent que les partis politique devraient faire de la petite enfance une priorité.
Pour les personnes ayant une déficience intellectuelle, comme pour toute la société, aider les enfants tôt n’est pas seulement une dépense. C’est un choix qui rapporte humainement et économiquement.




