
Conférence de presse sur l’abolition de l’allocation aux familles demandeuses d’asile avec des enfants en situation de handicap
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13 février 2026
Dénoncer un recul inacceptable
Le vendredi le 13 février 2026, la SQDI a pris part à une conférence de presse aux côtés d’une coalition d’organismes de différents milieux comme l’immigration, la défense des droits des personnes handicapées et la justice sociale. Des professionnels de la santé et des services sociaux étaient aussi présents. Cette mobilisation a reçu l’appui de représentants du Parti libéral du Québec (PLQ) et de Québec solidaire (QS).
Ensemble, ils demandent au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) de revenir sur sa décision de mettre fin au supplément destiné aux enfants demandeurs d’asile en situation de handicap. Selon toutes les personnes présentes, cette coupure aurait de graves conséquences pour des familles déjà très vulnérables..
La situation en bref :
- En novembre 2025, le gouvernement a annoncé à 263 familles (330 enfants) que l’allocation mensuelle de 413 $ pour les besoins liés au handicap serait retirée à partir du 1er mars 2026.
- La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a condamné cette mesure le 30 janvier.
- Cette allocation servait notamment à couvrir des dépenses telles que : des séances d’ergothérapie ou d’orthophonie, des médicaments spécialisés, des orthèses, un fauteuil roulant, un appareil auditif ou une diète adaptée.
- Ces familles n’ont aucune autre aide gouvernementale vers laquelle elles peuvent se tourner pour subvenir aux besoins de leurs enfants en situation de handicap.
Une décision qui met en danger le bien-être d’enfants vulnérables
Cette décision, prise sans consultation et sans solution de rechange, s’ajoute à une série de reculs qui fragilisent les droits des personnes en situation de handicap.
La SQDI et les organismes partenaires dénoncent le fait que le gouvernement fasse porter le poids de la rigueur budgétaire sur des familles qui vivent déjà dans la précarité. Les conséquences sur la santé, le développement et la sécurité financière de ces enfants et de leurs parents seront majeures.
« Une société juste se mesure à la façon dont elle protège ses enfants. Tous ses enfants. » – Amélie Duranleau, directrice générale de la SQDI
Lors de la conférence de presse, une mère a eu le courage de témoigner de l’impact dévastateur de cette coupure sur la qualité de vie de son enfant neurodivergent. Elle a rappelé à tous que derrière chaque statistique se trouve une vie et une histoire bien réelle.
Nous espérons que le gouvernement entendra cet appel urgent.
Les droits fondamentaux ne sont pas négociables.
Ils doivent être protégés pour toutes et tous, sans exception.
Une mobilisation intersectorielle
Ce cri d’alarme est le résultat d’une démarche collective entre différents partenaires, comme le démontre la présence des personnes suivantes à la conférence de presse :
- Louis-Philippe Jannard, coordonnateur du volet protection de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI);
- Maryse Poisson, directrice de l’intervention sociale au Collectif Bienvenue
- Madame Aline (nom fictif), maman d’un enfant neurodivergent affecté par la coupe de cette allocation
- Amélie Duranleau, directrice générale de la Société québécoise de la déficience intellectuelle
- Catherine Pigeon, représentante nationale de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)
- Dre Julie Nadeau-Lessard, pédiatre à la Clinique multiculturelle, Hôpital de Montréal pour enfants
- André Morin, député de l’Assemblée nationale du Québec, Parti libéral du Québec (PLQ)
- Alejandra Zaga-Mendez, député de l’Assemblée nationale du Québec, Québec Solidaire (QS)
Dans les médias
La conférence de presse a été reprise dans plusieurs médias.










