27 mars 2019

Caouette, M., Proulx, J., Poulin, M.-H., Dumais, L., Jacques, C. Julien-Gauthier, F., Ruel, J. (2018).  

[Rapport de recherche déposé à l’Office des personnes handicapées du Québec et au ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec]. Trois-Rivières, Québec : Université du Québec à Trois-Rivières.

 

L’objectif général de l’étude est d’évaluer et de proposer des modèles de services socioprofessionnels et communautaires novateurs favorisant l’autodétermination et la participation sociale d’adultes présentant un TSA ou une DI. Ainsi et après avoir répertorié différents modèles offerts et effectué une recension des écrits, les auteurs se centrent sur l’analyse/évaluation de cinq milieux de pratique, soit Laura Lémerveil (Québec), Les Horizons ouverts (Shawinigan), Jarry Deuxième (Montréal), Milieux de formation et de travail adapté (MFTA) (Abitibi-Témiscamingue) et  le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO).

De cet exercice découle la proposition d’un modèle de services qui se veut une façon de formaliser la collaboration et d’assurer l’accès à un milieu pertinent selon son profil à chaque personne présentant une DI ou un TSA. Des experts ont aussi été consultés afin de compléter la démarche.

L’analyse a permis de dégager ces trois principes généraux à la base du modèle proposé :

1) L’emploi régulier en milieu ordinaire est visé pour toutes les personnes qui en ont la capacité et qui le souhaitent;

2) Il convient de pouvoir offrir des alternatives à ceux pour qui cette opportunité ne convient pas;

3) Il convient d’adopter une fluidité dans le parcours, c’est-à-dire la possibilité pour une personne de progresser dans son parcours vers une plus grande participation sociale.

 

Parmi les caractéristiques de ses composantes essentielles, notons que le modèle proposé devrait

  • évaluer les besoins de la personne;
  • permettre le développement continu des compétences personnelles et professionnelles (fluidité des parcours);
  • proposer un accompagnement centré sur une vision positive de la personne, ses forces et son autodétermination;
  • favoriser la collaboration interprofessionnelle et inter-organisationnelle;
  • permettre d’offrir une réponse individualisée aux besoins des participants, en lien avec leur projet de vie et leur profil de besoins
  • tenir compte des enjeux éthiques soulevés par l’autodétermination et la participation sociale;
  • permettre que la personne réalise un travail dans la communauté;
  • offrir un soutien pour le maintien en emploi, qui se traduit ici par un accompagnement de la personne sur les lieux de travail, mais également par un accompagnement de l’employeur.

La Société note que l’analyse de pratiques ne repose sur aucune évaluation de mise en œuvre en particulier (les clientèles visées sont-elles celles qui sont rejointes? Assiste-t-on à une conformité de mise en œuvre des actions censées être pratiquées? etc.).  À même enseigne, le modèle proposé par les auteurs n’a encore fait l’objet d’aucune implantation. Nonobstant cette absence de «concret», la Société n’en apprécie pas moins l’effort mis à déblayer un champ (celui des services à offrir pour favoriser l’autodétermination et la participation sociale) qu’il importe de cultiver.