17 octobre 2018

En tant que représentante des personnes ayant une déficience intellectuelle et leur famille, la Société agit sur différentes tribunes et participe à des consultations publiques et privées. Par ailleurs, la Société a également comme rôle d’accompagner et de conseiller le gouvernement pour tout ce qui touche aux personnes vivant avec des limitations fonctionnelles.

Voici les consultations et représentations effectuées par la Société en septembre et octobre 2018.

24 octobre 2018 – Forum de l’Institut de coopération pour l’éducation des adultes (ICÉA)

La Société a participé au Forum de l’Institut de coopération pour l’éducation des adultes (ICÉA) sur l’avenir de l’éducation des adultes qui se tenait à Montréal les 24 et 25 octobre 2018. Après une présentation des moments clés de l’histoire de l’éducation des adultes qui, disons-le, remonte à 70 ans, plusieurs panélistes ont partagé leurs réflexions sur l’avenir de ce volet éducatif. 

Les thèmes évoqués concernaient les adultes en apprentissage, les éducateurs de ces adultes de même que les lieux qui abritent ces apprentissages. 

Fait intéressant à souligner, l’éducation aux adultes est vue au sens large. Elle se fait non seulement dans les lieux conventionnels (école aux adultes, formation professionnelles, cégeps, université), mais aussi dans d’autres lieux d’apprentissage tels les groupes communautaires (par exemple l’alphabétisation, l’employabilité, l’éducation populaire), l’éducation en milieu associatif, la formation en entreprise, les lieux émergents (ex : autoformation en ligne) et les institutions culturelles comme les musées et les bibliothèques.

Les interventions de La Société ont porté principalement sur la nécessité d’implanter des démarches de Transition école vie active (TEVA) efficaces partout au Québec et de voir à donner des formations qualifiantes aux personnes ayant une déficience intellectuelle.

Il est ressorti du Forum que la recherche de l’équité dans l’accessibilité à l’éducation aux adultes doit demeurer une priorité car bien des inégalités persistent. Ce Forum, où des représentants de divers milieux ont réfléchi ensemble, précise le sens des travaux de l’ICÉA pour les cinq prochaines années.

Lire le bref résumé de cette rencontre

Octobre – Novembre 2018 – Participation au comité conjoint sur l’accès au Programme de revenu de base

La Société participe aux travaux du Comité conjoint sur l’accès au Programme de revenu de base mis en place par le Ministère de l’Emploi, du Travail et de la solidarité sociale. 

Ce comité vise à établir les paramètres d’accès au Programme de revenu de base, qui devrait entrer en fonction en 2023.

5 octobre 2018 – Rencontre avec Revenu Québec

Dans le cadre d’une tournée de « recensement des besoins des personnes handicapées à l’égard des services offerts par Revenu Québec », la Société québécoise de la déficience intellectuelle a reçu des personnes de différents départements de Revenu Québec le 5 octobre dernier. L’objectif de la tournée est de mieux cerner les besoins des personnes en situation de handicap.

Cette rencontre a permis d’échanger sur des pistes d’amélioration des services.

21 septembre 2018 – Rencontre avec le Curateur public

Le 21 septembre 2018, le curateur public, Me Denis Marsolais, des membres de son équipe ainsi qu’une représentante du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale sont venus rencontrer la Société québécoise de la déficience intellectuelle dans le cadre d’une tournée de « consultation sur le projet de loi révisant le dispositif de protection ».

 

Ce futur projet de loi veut enfin finaliser les travaux initiés en 2008 pour réviser et donner un nouveau souffle au dispositif de protection des personnes inaptes, tout en tenant compte de la Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’Organisation des Nations Unies (ONU) à laquelle le Québec a adhéré par le biais du Canada.

 

Les échanges productifs ont permis de bonifier les connaissances de part et d’autre.

18 septembre 2018 – Présentation à un groupe d’expert sur l’aide médicale à mourir

La directrice générale de la Société québécoise de la déficience intellectuelle a été sollicitée pour apporter son expertise en tant que directrice de la Société afin d’éclairer un groupe d’experts désignés par le ministre de la Santé et des Services sociaux pour examiner la question de l’application de l’aide médicale à mourir (AMM) aux personnes inaptes et des directives médicales anticipées (DMA) qui pourraient être formulées à cet effet.

 

Ainsi, le 18 septembre 2018, Anik Larose et Susie Navert, conseillère à la promotion et à la défense des droits, ont présenté la position de la Société et répondu aux questions du groupe sur une éventuelle ouverture de l’accès, pour les personnes inaptes, à l’AMM et aux DMA.

 

La position de la Société est claire : aucune personne ne doit recevoir l’aide médicale à mourir, c’est-à-dire être euthanasiée, si elle n’est pas apte à y consentir. Si elle est apte, son consentement doit être réellement libre et éclairé. Aussi, en aucun temps, l’AMM ne doit résulter d’un manque de services, de soins palliatifs ou d’accompagnement.

 

Concernant la représentation légale (prise de décision par le tuteur ou le curateur), la Société considère que personne ne peut juger de la qualité de vie d’une autre, donc pour l’AMM, aucun consentement substitué ne doit être possible. Enfin, la Société a promu la Norme sur la protection des personnes vulnérables, développée par des groupes canadiens de défense des droits. http://www.vps-npv.ca/french/