25 janvier 2022

La Société québécoise de la déficience intellectuelle dénonce la situation d’abandon dans laquelle se trouvent des personnes sous curatelle publique présentant une déficience intellectuelle tel que rapporté dans l’article de La Presse « Inaptes et sans-abri ».

Ces personnes en situation d’itinérance se trouvent sans services, parfois abusées, souvent aux prises avec des problèmes de santé mentale et de consommation. 

Il s’agit  d’un exemple où le filet social a complètement échoué. Tant le réseau de la santé et des services sociaux, que le Curateur public ou que le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale ont échoué dans le rôle de soutien aux personnes vulnérables. Il est clair que le réseau de la santé et des services sociaux n’est pas à même d’offrir les services nécessaires; que les groupes communautaires à qui l’on a sous-traité au rabais la gestion de ces problématiques sociales n’ont pas les ressources adéquates; que le Curateur n’a pas le personnel en quantité suffisante pour réellement assurer un suivi avec les personnes plus difficiles à rejoindre pour diverses raisons, et enfin que les critères d’admission aux programmes d’aide financière de dernier recours pour les personnes présentant des contraintes sévères à l’emploi font en sorte d’exclure les personnes les plus en marge du programme de solidarité sociale, et du futur programme de Revenu de base, les maintenant dans une précarité extrême.

Ces échecs systémiques sont sérieux et portent gravement préjudice à des populations déjà marginalisées.

 

Lettre de la Société au curateur public